Half the world away...

"Essai sur l'humidité", ou "Le Retour de la Poisse!"

  

(Vous me reconnaissez?)

 

 

   Eh oui, en cette veillée pascale, synonyme de recueillement religieux pour les uns, ou d'excellent prétexte de glande pour la plupart des autres, certains, comme moi, ne chôment pas! Me voici donc pour un article de plus!

 

 

   Oh, bien sûr, un article ce n'est pas vraiment du travail, c'est un loisir, et sur ce point je ne vais pas vous contredire!

 

 

   Je ne me lamenterai pas non plus sur la masse de travail qui, de jour en jour, pèse un peu plus lourd sur mes frêles épaules, tant je n'en puis voir l'annoncement du début de la fin! Bref, finalement je pense quand même m'être un peu lamenté sur ce coup-là.

 

 

 

   Mais ce qu'il y a de lamentable, voyez-vous, chers camarades, c'est la farouche opiniâtreté [Editos +1] avec laquelle ma poisse me suit dans les méandres pourtant incertains de ma vie.

 

 

 

   "Qu'est-ce donc qui lui est encore arrivé, à ce garnement malchanceux?" êtes vous en train de penser, l'air morne, ininterressé, presque somnolent. Et pourtant, malgré ce manque flagrant d'entrain, je sens poindre en vous une avide curiosité! Non? Vraiment?

 

 

   Bon, admettons. Faisons comme si, parce que si vous n'y mettez pas du vôtre, cet article va se perdre en chemin.

 

 

   Bref, que m'est-il arrivé?

 

   Rien de bien méchant, j'ai simplement pris une douche.

 

 

 

   Certes, dit comme ça, vous vous faites surement une image de moi peu reluisante d'un moi fort luisant. Je vous rassure d'emblée, la douche fait partie intégrante de mon quotidien, au même titre que le brossage de quenottes ou de toute autre règle d'hygiène de vie élémentaire.

 

 

   Néanmoins, j'y songerai à deux fois désormais! Car, alors que je coulais des heures heureuses dans mon kot en ce samedi ensoleillé, faste [Editos +1] et empreint d'une atmosphère festive, tout a, d'un seul coup, tourné à la catastrophe.

 

 

   Je mis un pied sec en dehors de ma touche pour ainsi le sentir s'imbiber d'eau de nouveau. Saperlipopette! pensais-je intérieurement. Quel est donc ce maléfice qui me frappe?!

 

 

   Dépourvu de mes binocles, ma vue flouée ne me permettait pas encore d'évaluer les dégats. Je sentais malgré moi que cette flaque dans laquelle mes pieds baignaient allègrement n'augurait rien de bon. Et quel flair!

 

 

 

     Ca fait beaucoup d'eau, hein?

 

  

 

 

    La salle de bain tout entière, qui à elle seule représente au moins 2m² 1/2, était inondée. Pris de panique, je tentai désespérément de comprendre comment cela avait bien pu se produire, conscient que ma seule maladresse, qui m'aurait peut-être valu de faire débordé le bac de la douche, ne pouvait être ici seule responsable. Je réfléchissais encore et toujours quant à la provenance de ce désastre quand un doute, plus affreux encore, m'aggripa à la gorge.

 

 

 

   Et si cette eau s'était répandue dans tout le kot?

 

 

   D'une main tremblante, je décidai après quelques minutes de réflexion de mettre à jour mes suspicions. D'un coup de poignée, j'ouvris grand la porte...qui donnait vue désormais sur un lac d'intérieur aménagé.

 

 

   Douloureux. Incompréhensible. Effrayant. Insurmontable.

 

 

   Tels furent les adjectifs qui me vinrent à l'esprit en premier lieu (car oui, en tant que futur linguiste en herbe, il convient de bien qualifier chaque situation calamiteuse dans laquelle on se retrouve, avant d'éventuellement envisager d'autres termes qui pourraient servir à surmonter cette calamité). Toutefois, aucun ne me vint. Je restai donc dans une posture abasourdie, la bouche béante, à admirer les dégats qu'avait causés ma poisse, inhérente à ma personnalité.

 

 

 

 

 

 

Tututûûûûûûûût!

 

*-Interruption du programme-*

 

Pour des raisons dépendantes de notre volonté (la fatigue), la suite de ce récit ne pourra vous être offerte ce soir. Elle est reportée à une date ultérieure encore indéfinie.

 

 

 

Merci de votre compréhension!

 

 

 

 

Après plusieurs heures d'interruption, votre programme reprend. Désolé pour la gêne occasionée, entièrement dûe à ce lundi de Pâques qui, étant férié, m'interdit de faire quoi que ce soit. Mais comme au bout d'une journée, ne rien faire devient pénible, j'enfreins mon concept idéologique pour pallier mon ennui morbide.

 

 

 

 

 

 

 

   Bref, la première chose qui nous vint à l'esprit, à ma chère et tendre et moi-même à la vue des dégâts, fut un rire intérieur que nous laissions bientôt éclater pour nous soulager. Enfin en fait, faut bien dire que ça avait quelque chose de marrant avec du recul...Ahaha...Si, si, riez avec moi...Non, mais lachez vous, imaginez le truc!

 

 

 

   Pffff, bande d'enflures, vous avez pas honte de rire du malheur des autres? C'était horriiiiiiiiible! J'ai bien cru qu'on ne s'en sortirait jamais, vu les litres et les litres qu'il y avait. Sans parler du fait que ce kot ne m'appartient pas, ce qui me vaudrait donc de nombreux problèmes avec les propriétaires; en parlant encore moins du fait qu'à la suite d'une boutade de mes kokotteuses il y a quelques semaines, j'ai constaté que le vinyl placé au sol n'était pas très résistant à l'eau et avait plutôt tendance à se décoller facilement. En résumé: j'étais under stress (désolé, une post-réminiscence de mes mésaventures grandes britonnes).

 

 

 

   Enfin, après une bonne tranche de rigolade, on a pris conscience qu'on était quelque peu les pieds dans...non, pas dans l'eau...

 

 

 

   On a donc retroussé nos manches et on a fait ce qu'on a pu: ouvert les fenêtres pour aérer et vaguement alimenter l'espoir que ça aiderait au sechage, à un moment ou l'autre...Ensuite, on a pris les essuies/serpillères (pour les nons belges) déjà trempés pour tenter d'absorder un peu d'eau...Puis un seau dans lequel on a essoré ces essuies pour, sans force, continuer notre labeur. Bien sûr, ça n'avançait pas très vite, sans compter que ma descente de lit (si on peut appeller ça comme ça), nos sacs et bien d'autres choses restées au sol étaient désormais trempés jusqu'à l'os et auraient besoin d'heures entières pour sècher. Au bord du désespoir et sans voir la fin, je poursuivais cette tâche fastidieuse tant bien que mal, alors que "l'autre Moi" mettait la main à la pâte en chantonant d'un air guilleret. Enfin, quand je dis "mettait la main à la pâte", c'est un peu réducteur vu qu'elle a pratiquement tout fait.

 

 

 

 

   On a ensuite appelé mon couvre-lit en renfort qui, s'il s'imprègne facilement d'eau, s'en désimpregne avec beaucoup plus de difficultés! Résultat: un couvre-lit d'une dizaine de kilos (Poids brut + eau) qui compte désormais des jours heureux au Paradis de la literie.

 

 

 

Really, I have the Poisse!

 

 

 

   Comme ça ne suffisait pas, on a enfin allumé les chauffages (je sais, fenêtres ouvertes+chauffages à fond = planète malade) mais il y avait état d'urgence...Non? Non? C'est fait, c'est fait, de toutes façons...Si on a allumé les chauffages, c'était surtout pour faire sècher essuies et torchons, et pour une fois dans ma vie, ce fut un truc qui fonctionna plutôt bien.

 

 

 

   Evidemment, vos esprits machiavéliques et plein de perfidie sont en train de concevoir des scénarios catastrophes dans lesquels ma poisse légendaire tiendrait le premier rôle et serait l'héroïne principale du block-buster de l'annéééeeeeee: "My Kot Is On Fire But At Least It's Got Water!*"...

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais non.

 

 

 

 

 

Ne nous emportons pas.

 

 

 

 

 

Rien de tout ça n'est arrivé.

 

 

 

 

 

 

Enfin, en tous cas je n'en ai pas encore été informé. Ben oui, une poisse à la fois!

 

 

 

 

Donc, tant bien que mal et, soleil et chauffage aidant, on est parvenu à mettre ce désastre à bout et le sacripant a fini par déguerpir! Bien sûr, ça nous a pris quelques heures, mais grâce à notre persévérance, la foi en notre cause, et notre huile de coude, nous y sommes parvenus! Alors, vous pouvez le faire!

 

 

 

(N'est-ce pas une belle leçon de vie ça? Hein? De quoi pourrions-nous rêver de mieux à l'approche des examens fatidiques? (Vous avez remarqué comment j'arrive toujours à amener ce sujet?))

 

 

 

 

 

La figure de proue du courage, de la hardiesse, et de toutes les valeurs du style,de ma génération!...Oui, j'y ai survécu...

 

 

 

 

 

   Et tenez-vous bien, alors que je ne me suis pratiquement pas apitoyé sur mon sort, je vais faire à l'instant quelque chose de plus extraordinaire encore: relever un point positif!

 

 

 

 

   Non en fait, c'est plutôt ironique...Le matin même, je parlais de la nécessité pour mon kot de subir un nettoyage en profondeur...Je suppose que "ça, c'est fait"?

 

 

 

 

 

Bonne nuit les lardons!

 

 

 

 

 

*My Kot Is On Fire But At Least It's Got Water! : Autobiographie principalement axée sur ma poisse inoffensive ayant pour titre en français "Mon kot est en feu mais au moins, y a déjà de l'eau!"

 

 

 

 

 

Un petit air de circonstance?

 

 

Trouble - Coldplay

 

 



Article ajouté le 2009-04-11 , consulté 39 fois

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