Half the world away...

Comment survivre malgré la poisse (Part. 1)

 

 

 

   Je me rend compte que tout au long de ce blog, j'ai fondé ma poisse naturelle sur les uniques événements qui ont quelque peu chamboulé le déroulement normal de ma vie paisible durant cette année.

 

   Je tiens pourtant à préciser que cette malchance, cette poisse ou cette "@!!?//-_-'!!8@" comme disent les japonais, prend sa source bien en aval de l'écoulement de ma vie.

 

 

   En des termes plus concis, ma poisse, c'est pas nouveau!

 

 

   C'est pourquoi j'ai choisi aujourd'hui de faire un petit flash back et de revenir quelques années en arrière dans ma vie, à l'époque où je n'étais pas encore l'homme beau, fort, intelligent, riche et influent que je suis aujourd'hui (et que je ne serai plus demain, vu ma poisse!).

 

   Figurez-vous que cet épisode incontournable de ma vie m'a été rappelé à l'instant par quelqu'un qui décidement, a été marqué par ma malchance.

 

   Et figurez-vous que ce fameux épisode se déroule...en Angleterre! Bien sûr, il ne faut pas tout me mettre sur le dos, les britons ont aussi une grande part de responsabilité dans ma poisse chronique intemporelle.

 

 

   C'était lors de ma cinquième année de secondaire, alors que j'avais une professeuse d'anglais relativement souriante, incompétente, inutile et encombrante. Mais un jour, alors que son cours fastidieux me fastidiait, un autre professeur d'anglais (qui a eu l'honneur de me buser à chaque interros l'année d'après) est venu de son pas léger pour proposer un voyage "linguistique" de 4 jours à Londres!

 

   Quel ne fut pas notre enthousiasme! D'emblée, j'acceptai de partir. La plupart de mes amis firent de même, et c'est ainsi que nous fussions tous en route vers quatre jours d'amusement alors inesperé dans un pays comme celui-là.

   (J'abandonne le passé simple, un peu pompeux n'est-il pas?)

 

 

   En car, nous avons été jusqu'à Dunkerke, port à partir duquel nous avons pris les fameux P&O Ferries qui nous emmenèrent sans encombre sur la rive d'en face.

 

   Et c'est là, voyez-vous, que ma poisse a commencé! Car si j'avais eu de la chance, ou si simplement je n'avais pas eu de malchance, le Ferry aurait eu un problème, une panne technique, aurait même éventuellement coulé, nous interdisant par là de nous rendre au pays de l'inverse. Mais queneni, il nous y emmena le sacripant, et pour quelle aventure!

 

 

   En car de nouveau, nous avons été emmené au checkpoint Charlie, point de ralliement des familles qui nous acceuilleraient pour ce petit séjour.

 

   Mon Dieu, vous avez vu la tête de celui-là, disaient certains. Roooh, il a l'air de sentir l'anglais le grand là-bas, disaient d'autres.

 

   Et ceux-là même se pétrifiaient lorsque ces gens qu'ils critiquaient s'approchaient d'eux pour leur dire "You come with me, you are in my family!"

 

   Pour ma part, je priais en silence. Bien sûr, le bon Dieu n'a jamais été compréhensif à mon égard. Mais je ne lui en veux pas.

 

 

   Bientôt, je me retrouvai seul avec mes trois amis qui devaient loger avec moi. Le parking était vide, tout le monde avait trouvé sa famille d'accueil...Tout le monde, sauf nous. Peut-être qu'on nous payerait l'hotel, si personne ne nous prenait?

 

   Et là, sa voiture est arrivée. La septentaine largement dépassée, le regard vitreux et les jambes tremblotantes, l'homme aux rares cheveux sortit de sa peugeot dont le volant, victime probablement d'une erreur de fabrication, était à droite.

 

   Un peu soulagés, nous conclûmes rapidement que les personnes âgées, c'est ce qu'il y a de mieux, ils vous laissent tranquille.

 

   Mes amis forts courageux sont tous monté à l'arrière de la voiture. J'ai tendu une main en marmonant un "Hello" au vieillard, qui m'a regardé sans me répondre et en laissant ma main retomber dans le vide.

 

   Voilà, les présentations étaient faites et je m'installais à côté du conducteur, qui tentait vainement de me faire la conversation pendant que mes camarades se tordaient de rire en toute discretion.

 

 

   Là, je le sens, c'est presque palpable, vous avez le coeur qui bat la chamade en attendant la suite de ce qui nous est arrivé chez ce vieillard, pas vrai?

 

   Ah, pas vrai...Bon tant pis.

 

 

   Je m'arrête ici pour ceux que ça n'interresse pas, et pour les autres, je poursuis dans l'article suivant!

 

   Tenez bien vos tripes, elles pourraient s'échapper!



Article ajouté le 2008-08-29 , consulté 45 fois

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